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Une nouvelle année de travail, une charrette de défis

par Peter Haegeman, Secrétaire général CBB

La nouvelle «année de travail» a commencé. Les écoles et de nombreuses associations reprennent leurs activités. Cette situation est souvent éclipsée par la menace du coronavirus.

Dans le secteur de la betterave sucrière, le compte à rebours avant le début de la campagne est court. Nous prenons note avec intérêt des prévisions les plus récentes concernant le rendement et le rendement sucre. La planification et la durée de la campagne sont basées sur ces éléments et, en fin de compte, le tout premier rendement financier de la culture de la betterave est également estimé.

À très court terme, nous espérons que nos partenaires industriels seront prêts pour cette période intense. Au cours des dernières semaines, une consultation intensive a eu lieu entre vos représentants et les usines afin de s’assurer que la réception des betteraves puisse se dérouler le plus harmonieusement possible. Nous espérons que les accords et les questions seront traités en temps utile et de manière correcte. 

Mais une campagne réussie est loin d’être le seul défi à relever.

Pour commencer, nous attendons avec une grande inquiétude l’impact de la jaunisse virale. Dans une plus ou moins grande mesure, elle a atteint 85% des parcelles qui n’ont pas été semées avec des semences enrobées de NNI. Nous l’avons vu venir et, avec Iscal Sugar, la Raffinerie Tirlemontoise et l’Institut de la betterave, nous avons travaillé sur un ensemble d’exigences claires et sur un dossier afin de pouvoir utiliser une autorisation d’urgence pour les néonicotinoïdes en 2021 également. Vous pouvez lire ci-dessous les questions que nous posons aux politiciens fédéraux et régionaux. Les betteraviers dans une grande partie de l’Europe luttent contre la jaunisse et ont déjà trouvé une oreille attentive auprès de leur gouvernement. Le dernier pays d’une série de plus de dix est la France. Alors pourquoi devrions-nous être à la traîne ?

La fin du mois de septembre est un autre moment passionnant. La construction de la sucrerie coopérative de la CoBT à Seneffe va-telle commencer ? Quel que soit le résultat, le projet fait preuve d’un grand dynamisme dans le monde de la betterave et d’une foi dans l’avenir de la culture. En aucun cas, nous ne devons perdre cette dynamique !

Pour les planteurs de la Raffinerie Tirlemontoise, réunis au sein de SOPABE-T, le choix se porte à la fin de l’année sur un renforcement de la coopération avec les betteraviers allemands et une participation directe dans Südzucker. Là aussi, les betteraviers ont fait preuve d’innovation et d’audace : ils ont entamé la première coopération transfrontalière entre planteurs dans le but de rendre «leur» producteur de sucre de plus en plus sensible aux besoins des producteurs de betteraves.

Les défis décrits ci-dessus sont plus ou moins entre nos mains : une campagne qui fonctionne bien, le démarrage d’une sucrerie coopérative, l’investissement dans un groupe sucrier international (qui a d’ailleurs également des racines coopératives). Ce faisant, nous devrons faire preuve de travail, de courage et de vision.

Cependant, n’oublions pas que, «grâce» au choix européen de supprimer les quotas, nous sommes devenus très dépendants de la volatilité du prix (mondial) du sucre. Avant la crise du coronavirus, ce prix semblait à nouveau augmenter. Vu les pénuries prévues sur le marché mondial, cela semblait même devenir une reprise durable. Aujourd’hui, ces perspectives sont beaucoup moins certaines. Mais là aussi nous ferons entendre vos préoccupations au sein de la CIBE, maintenant que la Commission européenne a ordonné une évaluation des trois années sans quotas de sucre et sans prix minimum.

La CBB vous souhaite, ainsi qu’aux fabricants, une bonne campagne maintenant et bientôt une rémunération à la hauteur de votre travail !

 

 

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