CBB asbl (Confédération des Betteraviers Belges)

Les défis pour notre organisation aujourd’hui

Joseph Cleiren, Président de la CBB

La betterave a de nouveau montré sa capacité de résilience malgré une année chaude et sèche.

Elle affiche de bons rendements en tonnage et en sucre cependant les pluies de septembre ont fait baisser significativement la richesse.

Toutefois, la baisse de l’emploi des produits de protection des plantes nous oblige à rester très prudents car nous nous exposons à des risques difficiles à évaluer au point de vue agronomique: jaunisse, insectes ravageurs, concurrence des mauvaises herbes,…

Iscal a commencé la campagne vers le 20 septembre après avoir adapté la chaudière du gaz au fuel ce qui a donné lieu à quelques problèmes de début de campagne et l’usine tient la cadence à quelques jours près.

Pour le moment cependant, il y a un problème de presse à pulpes qui empêche la sécherie de travailler ; il faudra quand même honorer les contrats de pulpes sèches proposé au client «planteurs éleveurs».

Un point très sombre chez Iscal sont les négociations 2022-2023. Il est inadmissible de ne pas partager la plus-value réalisée grâce à l’augmentation du prix du sucre, alors que la majorité des fabricants européens revoient les prix de la betterave à la hausse, et de ne pas engager les discussions avec nos représentants.

Comment peut-on parler de partenariat ?
J’espère que le bon sens reprendra le dessus et que l’on arrivera rapidement à un accord !

A la RT, pour Tirlemont et Longchamps, triste situation à Wanze : la chaudière, toujours la chaudière, huit jours de retard ! Est-il normal de réduire les indemnités pour livraison tardive due à un retard d’usine du prix all in de la betterave ? Poser la question, c’est y répondre.

La durée de campagne était prévue pour 107 à 108 jours. A combien arriverons-nous ? Qui supportera le risque de livrer des betteraves fin janvier ?

Nous devons avoir des réponses à nos questions sans quoi nous ne pouvons accepter des campagnes de plus de 110 jours ! Et justement cette année, alors que nous renouons avec la rentabilité, nos usines ne suivent pas.

Il y a encore pas mal de questions à résoudre. A commencer par la durabilité. Nous voudrions participer davantage au débat et ne pas devoir subir la durabilité car nous sommes les acteurs de la durabilité. Il y a également des questions concernant la participation. La Sopabe-T doit adapter ses statuts au nouveau code des sociétés et des associations, achever la conversion et préparer les assemblées générales en fin d’année ainsi que définir les modalités de souscription d’actions Sopabe-T liées à l’acquisition d’un contrat betteraves de base supplémentaire déjà annoncé par le fabricant.

Notre organisation connaîtra prochainement le départ à la retraite de plusieurs administratifs, nous nous activons au remplacement de ceux-ci. Nous avons déjà engagé deux candidats.
Nous voulons également simplifier nos structures, c’est déjà un très gros défi.

Tout groupement, association se doit d’adapter ses structures à la situation actuelle et future et se rendre attractif pour nos jeunes ! Je souhaite à tous, planteurs et fabricants, une bonne campagne 2022-2023. ■

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