CBB asbl (Confédération des Betteraviers Belges)

Après la pluie, le soleil ?

Jef Cleiren, Président de la CBB

Grâce à une météo ensoleillée et des terres ressuyées, jamais de mémoire de betteraviers autant de betteraves n’ont été semées avant la fin mars. Si la météo reste clémente, on fera de bons rendements. Heureusement, car vu l’augmentation du prix des engrais, phytos, mazout, etc…, nous en aurons bien besoin.

A la RT, au cours de la réunion de la Commission de Répartition de Valeur (CRV) en présence des représentants RT et de Rainer Schechter venu de Mannheim, nous avons exposé nos soucis et nos exigences. Ce fut une réunion constructive et après consultation du staff allemand, ils nous ont informé du prix minimum de 38 euros la tonne de betteraves. 38 euros minimum est un prix rémunérateur, mais la crise ukrainienne peut encore assombrir le tableau. Certes, beaucoup se rendent compte de l’importance de nos productions agricoles locales, et que selon l’humeur d’un dirigeant mondial, tout peut changer !

La discussion de prix au sein de la CRV a été débattue en toute sérénité et avec un bon contact avec la direction belge et allemande.

Au mois de mai, on connaîtra le prix définitif 2021. Au cours de la CRV en question, on nous a garanti un surprix (top-up) afin d’obtenir un prix de la betterave supérieur à celui des principaux
concurrents. Ce serait encore une bonne nouvelle. J’espère que l’on pourra la confirmer prochainement. Le partage de ces infos, négociations, projets, se font au contact des dirigeants belges et allemands, grâce à la participation de la Sopabe-T au sein de Südzucker. Pour partager le gâteau, il faut être invité à la table, d’où l’importance du vote pour poursuivre la participation lors des réunions Sopabe-T prévues au mois de juin.

« Les bons accords font les bons partenaires. »

La Fédération des planteurs de la Raffinerie Tirlemontoise a organisé en février des réunions dans tous les groupements régionaux. Nous avons rencontré beaucoup de planteurs motivés, mais inquiets quant à l’avenir de la betterave.

Nous avons insisté auprès de nos industriels sur l’importance d’un prix rémunérateur de la betterave, essentiel pour l’avenir de l’outil et de la culture. A Iscal, les travaux des champs ont
interrompu les négociations syndicales ; ce qui ne veut pas dire que l’inquiétude ait disparu. Les planteurs ne comprennent pas qu’un accord avec un filet de sécurité permettant d’avoir un prix rémunérateur garanti, ait été contesté le lendemain de l’accord obtenu verbalement la veille.

Les bons accords font les bons partenaires. Espérons que les discussions de l’AIP ISCAL 2023 qui doivent être engagées prochainement seront basées sur plus de respect pour les fournisseurs de la matière de base de la sucrerie. La confiance aveugle des planteurs à leur industrie a ses limites !

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